INSTALLATION.  En capturant le réel pour le reconstituer un jour ailleurs en étirant une passerelle entre passé, présent et avenir, l’agence d’architecture électronique fabric  |  ch vise le futur. Par Corinne Jaquiéry

Défier le temps qui passe en tentant de le saisir et de le reproduire, des générations d’hommes en ont rêvé, fabric | ch, collectif d’artistes architectes lausannois, l’a fait!

Survolant La Cour, son installation Hétérochonie se pratique comme un parcours permettant d’observer des vestiges archéologiques. Depuis mardi, des dizaines de festivaliers l’empruntent, la tête dans les arbres. Certains sont pressés d’enjamber la foule, le traversant sans un regard pour ce qui se passe juste en dessous, d’autres prenant le temps de longuement observer les alentours. De voir double en observant l’apparition d’une deuxième horloge à côté de celle du gymnase de la Cité et de s’interroger sur la raison d’être de ce pont jeté sur rien…

«Ce sont deux temps qui se confrontent comme deux univers qui se côtoient sans interférer l’un sur l’autre, explique Patrick Keller, architecte et designer, responsable du projet pour le collectif fabric  |  ch.  Lausannois d’origine, il conçoit souvent des travaux pour l’étranger et apprécie le fait de travailler pour le Festival de la Cité. «Je me souviens très bien que tout petit, ma mère m’emmenait y voir de la danse. J’ai aussi découvert différentes formes artistiques qui m’ont ouvert le regard.»

Découvrez la suite de ce gros plan dans le Quotidien du Festival de la Cité Lausanne, en vente sur le site pour la modique somme de 1 franc. Vous y trouverez le programme, des critiques, des chroniques, des photos inédites et bien d’autres informations!

Installation à voir à La Cour, jusqu’à la fin du Festival.

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