Antigel, c’est un formidable festival qui grave son sillon dans les 4 coins du canton de Genève.
Antigel, c’est une seconde édition pour un rendez-vous artistique déjà incontournable.
Antigel, c’est une occasion pas comme les autres de sortir intelligemment des sentiers battus culturels.
Antigel, c’est dès lundi et c’est frais!
Deux semaines durant, productions in situ, têtes d’affiche et exclusivités investissent des lieux multiples et souvent insolites: de l’ONU à l’aéroport, de l’hôpital à la halle de curling, de la piscine aux sites industriels. Pour dresser un panorama contemporain entre danse contemporaine, musiques et… sport.
Made in Antigel, les créations sont légion et elles sont surprenantes.
Parmi celles qui nous branchent, les Piscine Soundsystem nous emmèneront barboter dans l’eau, éclaboussés par les sonorités cosmiques d’Etienne Jaumet (1/2 de Zombie Zombie) et celles expérimentales de Robert Lippok (1/3 de To Rococo Rot).
Mélanger flamenco et step dance, une utopie? Pas pour l’Espagnole Rocío Molina et l’Irlandais Colin Dunne qui se rejoindront pour 35 pas à la seconde, menés à la baguette par l’éternel défricheur Christophe Calpini.
Dans Boarding now!, l’OCG de David Greilsammer nous fera décoller en interprétant un répertoire classique et moins classique dans… un satellite d’embarquement avec vue sur le tarmac de Cointrin.
Enfin, BOUH! On plongera dans les tréfonds de notre être en entrant dans Le sous-sol de la peur, hanté par le collectif Klat. Et vous? Faites-vous partie des âmes sensibles invitées à s’abstenir? Si oui, et bien privilégiez le Marathon de la danse, plus ludique mais non moins testeur de votre résistance physique.
Antigel, c’est aussi une belle mosaïque d’artistes qui comptent ou qui compteront.
Des immanquables, de l’énorme William Forsythe à Mathilde Monnier, du libertin Peter Doherty à Philippe Katerine, plus loufoque que jamais.
Mais surtout de bien belles et nouvelles têtes de file. Citons l’étincelle de Maud Liardon, la beauté atemporelle de James Vincent McMorrow ou encore le songwriting racé de Hanni el Khatib, à déguster brut de décoffrage en live.
Bref, je vais à Antigel.

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