Qu’en pensent-ils?

Certains de ces individus que l’on peut qualifier de personnalités vaudoises se rendent régulièrement au Festival. Un petit questionnaire dévoile leur vision de cet événement lausannois.


Je m’appelle Frédéric Recrosio

et je finis jamais mes phrases surtout quand je.

Quand je viens à la Cité, je suis content.

Je n’oublierai jamais mon premier festival de la Cité. C’était quand déjà? et où? Mais c’était bien.

Bientôt, le Festival: eh ben ne ratez pas la compagnie de danse INTERFACE, sur la grande scène. Terrible. (Lire la suite…)

Une mission pour la fondation

Derrière le Festival de la Cité se cachent aussi les sept membres d’une fondation… Georges Caille, président, nous éclaire sur le sujet.

Alors, comme président du Festival de la Cité, c’est vous qui choisissez les groupes ?

Georges Caille : Pas du tout ! Il y a un directeur et des programmateurs pour cela. Si d’aventure je propose un spectacle, ce sont eux les responsables qui décident librement et je ne m’autorise même pas à bouder s’ils ne le prennent pas.

Alors vous faites quoi ?

G.C. : Je participe avec six autres personnes qui forment le Conseil de fondation à la responsabilité juridique du Festival.

Et ça veut dire quoi ?

G.C. : La Municipalité de Lausanne nous confie la mission de produire un festival gratuit et pluridisciplinaire. C’est la structure juridique de la fondation qui met en place les conditions de réalisation: nomination du directeur, des programmateurs, du personnel et recherche de financement.

Ah, ça aussi ?

G.C. : La Ville et l’Etat financent 30% du coût du Festival (env. 2 mio). La Loterie Romande, d’autres mécènes et des sponsors font le même effort. Il faut rendre compte, rendre rapport et justifier.

C’est une affaire compliquée, non ?

G.C. Eh oui, les conditions cadres sont précaires et difficiles à maintenir. Il importe que le Conseil de fondation soit aux côtés du directeur et de son équipe pour les soutenir et les accompagner dans leur formidable travail.

Enzo Stretti - Georges Caille (président) - Jean-Christophe Bourquin (vice-président) - David Moinat - Fabien Ruf Brigitte Waridel - Michael Kinzer (non membre du Conseil) - Jean-Pierre Allamand - Christophe Voeffray

Ca se passe près de chez vous!

Le Festival de la Cité c’est tout un quartier investi pendant six jours et six nuits. Qui dit quartier dit voisinage, commerçants, habitants, histoire ! Lumière sur ceux qui vivent au cœur de l’événement.

Le 13 avril dernier, une bonne vingtaine de personnes – nouveaux venus et vieux de la vieille – ont répondu à l’appel. En effet, pour la troisième année consécutive, le Festival a convoqué les résidents pour leur annoncer les festivités, leurs joies et leurs inconvénients, tout en prêtant l’oreille aux éventuelles questions et revendications de ceux qui sont aux premières loges.

« Désolé d’avance pour les nuisances sonores ! » entame Michael Kinzer, le directeur. Puis tout est passé en revue ; la vocation culturelle du Festival, l’emplacement des scènes, le changement de dates imposé par la ville face à Gymnaestrada, les spectacles grand public et j’en passe. En retour, quelques questions s’enchainent ; Quelles conséquences sur l’accès aux commerces ? Quelles dates pour l’année prochaine ? Les interrogations pratiques se succèdent chaleureusement, laissant finalement place à un sujet inattendu pour les voisins. Habituellement venus pour s’informer en tant que spectateurs, les voilà devenus acteurs à part entière !

Anne-Cécile Moser, metteure en scène, prend la parole. Habitante de la Cité depuis 14 ans, elle se trouve pour la première fois en position de participer pleinement à l’apport artistique du Festival, et compte bien partager ce petit plaisir. « Je vous sollicite ! » annonce-t-elle aux résidents. La voilà qui se lance dans l’explication d’un projet interactif et costumé, mêlant la véritable histoire du quartier à la participation farfelue  de ses habitants. Mieux encore! Tous les Lausannois désireux de prendre  part à cette expérience unique en son genre y sont chaleureusement  conviés. Ceux-ci seront alors amenés à jouer un rôle dans ce qu’elle décrit comme un train fantôme à ciel ouvert, une sorte de visite guidée déjantée…

Envie d’y participer ? Devenez figurants! Aucune expérience préalable n’est requise. Trouvez plus de détails sur notre page facebook.

Renseignements et inscriptions : anne-cecile@acmosercie.com

Une affiche qui voit les choses en grand !

Vous l’aurez compris en voyant l’affiche du Festival, les lettres XL sont l’emblème de cette édition. Elles se présentent ici sous forme d’installation qui répond au doux nom d’anamorphose. Késako?

« Le festival imprime son empreinte sur la Cité depuis 40 ans. Les pierres des murs historiques se  remplissent des sons, des images et des émotions du Festival. Pour la 40ème édition nous avons  voulu montrer cette trace invisible en réalisant ce XL géant sur les murs de la Cité » explique Florian de chez Trivial Mass, qui s’occupe du visuel du Festival.

Du coup, en vous promenant aux alentours des arches du pont Bessières, vous avez peut-être aperçu des lignes jaunes sur les murs. A première vue, elles ne semblent pas avoir de signification particulière. Jusqu’à ce que tout à coup, avec un peu de chance, vous vous trouverez à l’unique endroit depuis lequel – par un effet d’optique – ces lignes se rassemblent et se transforment pour ne former plus qu’un : XL. Telle est la magie de ce que l’on appelle une anamorphose !

Quarante en chiffres romains, et le reflet de l’aspect eXtra Large d’un festival en pleine maturité. Voilà ce que signifient ces deux lettres. Une fois projetée sur un mur en pierre, leur emprunte a été maintenue à l’aide d’un scotch spécial. Une technique qui implique que seul à l’endroit où a été placé le projecteur, ces lettres sont aujourd’hui visibles sous leur forme initiale… Trouverez-vous le point de vue parfait?

Photos: Dom Smaz