Posté par Michael le 10 juillet 2010
Il n’y a pas que les médias qu’il faut convaincre. Les politiques aussi.
Belles paroles et passions à transmettre.
Images inspirantes et photos documentatrices.
Chiffres éloquents et graphiques pertinents.
Alors, une réception officielle avec tout le gratin politique d’ici, c’est un cadeau pour parler d’une voix à beaucoup d’oreilles, qui sait, peut-être même attentives.
L’occasion enfin de dire de vive voix ce qu’ils ont pu lire dans la presse : ambition artistique, fragilité structurelle, tout ça, tout ça…
Vient alors la question désarmante : « Mais les artistes, vous les payez ? »
Mes bras gisent encore au sol. Ils peinent à se relever.
Posté par emilie le 9 juillet 2010
On découvre de véritables trésors à la Cité et on se dit que le paysage culturel actuel est fort surprenant.
La nouvelle scène du Château a accueilli à gradins ouverts un public enthousiaste et des artistes plutôt surprenants. Que ce soit, la fanfare burlesque Imperial Kikiristan ou les new-yorkais de Phenomenal Handclap Band, c’est sans aucun doute Leo Bassi qui a le plus secoué les festivaliers en terminant son spectacle à moitié nu, recouvert de 4 kg de miel et emplumé.
Les Espoirs de Coronthie et Adelante Sextet ont mis le feu à la scène de la Fabrique ! Un public dansant aux rythmes des calebasses, une belle ambiance, tout ce qu’on aime au Festival de la Cité. La compagnie Dynamo s’est approprié les murs de la Cathédrale et nous a offert de magnifiques performances!
Autre coup de cœur, Josa Peit et sa voix jazzy-électro ont su charmer la place St-Maur. Quant au Cité Comedy Club, c’est un véritable succès. La relève de l’humour en Suisse est assurée! Notamment celle de Jean-Luc Barbezat qui va pouvoir se lancer dans une nouvelle carrière, celle de DJ.
Enfin voilà, on prend le rythme de cette 39ème édition et on se prépare pour un week-end de belles découvertes!
Posté par Michael le 9 juillet 2010
Le public de La Cité est fantastique. Il est attentif. Il participe.
Et quand il est en forme, épris d’enthousiasme, il est prêt à informer toute la population des spectacles en cours.
Les Sélénites proposent une création particulière, vivace. Les mots s’entrechoquent avec des notes mélodiques, frappées, slappées. Et pas n’importe quels mots : ceux glânés au détour du… bottin de téléphone lausannois.
On y redécouvre donc des ambiances et des odeurs, des cafés de légende et des adresses qui ont bercé notre enfance. Mais pas seulement. Le bottin, on le sait bien, regorge aussi de nos prénoms et de nos noms à nous. Avec nos adresses et même nos numéros de téléphone. Fichés sommairement en somme, et de notre plein gré.
Jeudi soir vers 1h07 du matin, Pascal Francfort se lance dans une glorification du prénom féminin. Jessica, Annabelle, Rachel, toutes les beautés de la région défilent, anonymes, un peu. Jusqu’à ce que la mention d’Aline se voit complétée par son nom. Puis par son adresse à la Borde. Enfin, par son numéro de téléphone.
Alors là, le voisin de derrière ne peut pas s’empêcher : pris par l’émotion, il empoigne son téléphone portable, attend que ça décroche et dit : « Madaame, vous êêtes dans un spectaacle ».
Sans la présence d’esprit de ce bon monsieur, Aline ne l’aurait peut-être jamais su, quitte à être réveillée pour ça.
À voir cette semaine encore :
In town in URBS PANORAMICA par Les Sélénites, Place St-Maur, vendredi 9 à 20h, puis samedi 10 à 18h15
Posté par Michael le 8 juillet 2010
Les rois du show business romand étalent leurs méthodes de management : bénévolat or not bénévolat ? that is the question.
Une concurrence vive est une concurrence saine, disait l’autre. Qui ça ?
Une seule chose est certaine. Si un commercial se mettait à organiser des mondials de foot sans bénévoles, la FIFA aurait du souci à se faire quant à sa crédibilité dans les médias, en parlant de brassage de gros sous sur le dos de bonnes âmes stimulées et motivées.
Bref, qu’importe. Ce qui nous intéresse, c’est une analyse fine de la motivation des bénévoles.
Hier, premier soir du Festival, une petite équipe de deux s’apprête à gérer l’accueil des deux bands programmés sur l’une des scènes nichées dans la Cité. La responsable accompagne l’un des deux groupes à son hôtel et revient. Misère ! Mais où est donc passé le bénévole qui devait s’occuper de l’autre groupe ?? Plus là. Volatilisé. Sans laisser d’adresse. Pas un mot, ni gentil, ni méchant.
Inutile de vous décrire ce qui se passe dans la tête de toutes les personnes qui sont rapidement au courant de l’Affaire :
Les bénévoles, on ne pas compter dessus. Ils ne sont pas vraiment engagés, on ne peut pas vraiment les engueuler quand ils font faux. La preuve : Notre jeune homme en question a lâchement profité d’une absence de sa responsable pour prendre la poudre d’escampette. Mais personne ne sait vraiment.
Etait-il au mauvais endroit ? A-t-il subitement réalisé qu’il allait devoir subir des musiques indépendantes toute une semaine, lui, fan de bandonéon ? Joue-t-il à cache-cache, aujourd’hui encore caché dans une boîte à chaussures ? A-t-il été kidnappé ? Avait-il oublié son vol pour l’Afrique du Sud, alors que son natel était déchargé et son stylo tout sec ? Est-il tombé d’accord avec Drieberg ? Ou a-t-il été débauché pour mieux bénévoler ailleurs ?
Fini les médisances. Les bénévoles sont des personnes motivées qui s’engagent pour la communauté. Sans eux, franchement, le système social et la réalité culturelle d’ici auraient une autre allure. À ce titre, les 30% de bénévoles de La Cité sont dévoués, sympa, entreprenants, bref, tout bien !
Mais où est donc ce fameux bénévole, me direz-vous… Et bien la réponse tient en un mot et en quelques chiffres :
Marlon (pas celui du tramway nommé désir), 2.9 kgs, 42 cms.
Bien plus important qu’un concert. La vie est formidable.
Tous nos voeux de bonheur !!